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Sur les traces d'une femme au Spitzberg

3 Mar 2019

 

 

 

Cela fait maintenant quelques années que j’ai découvert, un peu par hasard, les oeuvres du peintre lyonnais François-Auguste Biard (1799-1882). Très vite, ses représentations du Grand Nord m’ont touché et ému. Depuis, je n’arrive plus à me détacher de ces images qui me rappellent la Scandinavie et la Laponie que j’aime tant. Me retrouver devant une de ces peintures me rend nostalgique et je me suis alors donné le défi d’écrire et de publier son catalogue raisonné. Autodidacte, voilà trois ans que mes recherches avancent et me poussent à développer de nouveaux projets, comme par exemple celui de monter sa première exposition rétrospective - qui se tiendra à la Maison Victor Hugo, à Paris, d’octobre 2020 à février 2021, puis de mars à juin au Nordnorsk Kunstmuseum de Tromsø, en Norvège.

 

Lorsque j'évoque Biard et le Spitzberg, un autre nom vient tout naturellement se glisser auprès d'eux. Il s'agit sa compagne, Léonie d'Aunet, qui en 1839 fut la première femme à fouler le sol de l'archipel enneigé, à l'âge de 20 ans et après avoir bravé bien des périples. Je résume cette expédition en quelques lignes que vous pourrez lire en cliquant ici. A son retour, elle publie un très bel ouvrage sous forme de lettres adressées à son frère sous le titre de Voyage d'une femme au Spitzberg, édité en 1855 chez Hachette.

 

Tout naturellement, je voulais voir de mes propres yeux les paysages peints par Biard ... J'ai donc eu l'opportunité de me rendre quelques jours à Longyearbyen, la capitale de ces terres hostiles. Après des mois d'attente et une envie frénétique de partir, je n'oublierai jamais la sensation que j'ai eu en apercevant pour la première fois les neiges sur Svalbard ... Tout s'est un peu déroulé comme dans un film - et je ne romance rien. Au départ d'Oslo et tout au long du trajet, je n'ai pas eu l'occasion de voir grand chose car, même si j'étais assis côté hublot, les nuages moutonnaient à perte de vue sous le fuselage de l'appareil. Deux heures trente après le décollage, la voix du capitaine se fit entendre : " cabine crew prepare for landing ". S'en est ensuite suivi d'énormes turbulences pendant la descente. Pour une fois, j'étais content d'avoir ma ceinture car tous les passagers faisaient des bons sur leurs sièges pendant que l'avion perçait les nuages. Puis tout à coup, le calme est revenu. Nous sommes sorti des cumulus et la ... mon coeur s'est serré de surprise, de joie et d'excitation, car à travers la minuscule vitre qui se trouvait à ma droite, les neiges de l'arctique s'étendaient à perte de vue. Ma respiration devint compliquée à la vue de ce désert blanc. J'avais pourtant imaginé mille fois cette rencontre. Je pensais voir les côtes arriver progressivement au loin, à l'horizon ... Mais non, l'avion se trouvait déjà soudainement au milieu des montagnes et des dunes. Quelques secondes - qui me parurent de longues minutes - m'ont été nécessaire pour retrouver mon calme. Des années que je travaillais sur l'oeuvre de Biard, des années que j'imaginais ces paysages à travers des peintures, et voilà qu'un beau jour octobre 2018, mon rêve de fouler ces terres se réalisait. 

 

Cette terre n'est pas faite pour les hommes ! Le froid et les ours polaires rendent la vie des habitants très compliqué ... Et pourtant, je pourrais avoir la folie de m'y installer pour quelques temps. Tout est si beau, tout est si calme, tout est si grand ... 

 

Juste après mon retour, j'ai publié deux sujets ; une entrevue, et un reportage photographique. Pour retrouver mon article concernant la Svalbard Global Seed Vault - la réserve mondiale de graines - ainsi que l'interview du biologiste Åsmund Asdal en charge des dépôts de semences, il vous suffit de cliquer ici. En ce qui concerne les photos ramenée du Spitzberg vous les retrouverez en cliquant ici pour la partie 1 et ici pour la partie 2

 

Ce périple fut également l’occasion pour moi, certes de me balader et de vivre de nouvelles aventures, mais aussi de filmer quelques plans en vue de présenter un court métrage : 

Sur les traces d’une femme au Spitzberg

 

Je souhaitai m’inspirer des compositions de Biard tout en les mettant en relation avec les écrits de Léonie afin de rassembler leurs deux visions en une seule et même poésie. Vous pourrez découvrir la vidéo un peu plus bas. Il m’aura fallu de long mois après mon retour à Paris pour entamer le montage de ce petit film car la perte de nombreux rushs a eut quelque peu raison de ma motivation. Puis finalement, la passion et l'envie de partager cette expérience a pris le dessus et j'en suis ravi.

 

Pour le moment, ce projet ne dure que 5 courtes minutes. Si j'arrive un jour à trouver les financements ainsi qu'une équipe compétente - car j'ai dû m'improviser cadreur, preneur de son, monteur et pour moi les images qui bougent sont l'oeuvre du démon ... - je retournerai dans ce bout du monde afin de tourner de nouveaux plans et enfin aboutir à un projet de documentaire / fiction digne de ce nom.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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