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La banquise - Réflexions et rimes

1 Jun 2018

 

 

 

Il y a peu, une drôle idée m’est venue.

Une idée poétique quelque peu démente,

Car la conclusion en est bien accablante.

Mais par avance je vous aurai prévenu.

 

Réfléchissons cinq minutes à notre Terre,

Plus particulièrement au sort de l'Arctique,

Et posons nous la questions énigmatique,
De comprendre ce qu'est ce morceau planétaire.

 

Le Pôle Nord, comme on l'appelle plus souvent,

Ne constitue pas un de nos six continents,

A cause d'un simple élément déterminant :

Car il n'est pas fixe, mais tout le temps mouvant

 

Il s'agit en faite d'un gros glaçon qui flotte,

Allant à la dérive selon les courants,

Poussé au levant, puis au couchant par les vents,

Et sans que personne à son bord ne le pilote.

 

Cette terre si pure qui peut sembler vierge,

Est en réalité l'un des terrain d'exil

D'une population demandeur d'asile,

Qui s'est installée le long de ces vastes berges.

 

Son nom vient d'une de nos constellations,

Et du latin árktos, le roi des animaux

Laisse une empreinte silencieuse à mi-mots,

Dans les neiges emplies de désolation.

 

L'ours blanc, cette bête que l'on nomme polaire,

Nous est dépeint comme étant cruel et féroce,

Mais il semble, derrière cette image atroce,

Être bien plus vulnérable qu'il n'en a l'air.

 

Ces vagabonds, partis en dérive constante,
Perdus là, sur cette précieuse banquise,
Nous démontrent que notre vie n’est pas acquise,
Et qu'il faut la soigner jusque dans la tourmente.

 

Leurs terrains de vie, se réduisant à vue d'oeil,

Sont comme pris au piège, forcés et contraints.

Leur terrain de jeu, comme une peau de chagrin,

Fond à cause des Hommes et de leur orgueil.

 

Ces voyageurs arpentent l'étendue glacée

Dans une errance solitaire et un peu fière,

Ayant pour seule quête, la même qu'hier,

Celle de la survie, terrible et angoissée.

 

Maintenant, c'est à votre tour, réfléchissez

A leur avenir incertain qui peut un jour

S'arrêter net et disparaître pour toujours,

De notre futur incertain mal esquissé.

 

Prenons la parole pour eux qui sont muets

Pour tous ces nombreux nomades des steppes blanches

Qui ne font que subir, leur destin sans revanche ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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