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Stockholm, Suède - L'incroyable histoire du Vasa

1 Sep 2013

 

 

 

Stockholm, le 10 août 1628.

 

Le nouveau navire de combat du roi Gustave II Adolphe de Suède entame ses premières manoeuvres inaugurales.

 

La guerre de Trente Ans fait rage et ce trois mâts fraîchement achevé voit son futur s’écrire aux côté de la flotte de la Baltique en tant que pièce maîtresse. Fleuron de la marine Suédoise, la Vasa est l’un des vaisseaux les plus gros et des plus lourdement armés de son temps. Folle course à l’armement et à la politique d'expansion du royaume, ce bâtiment est une oeuvre d’art flottante du XVIème siècle.

 

Malheureusement, son destin sera tout autre et bien moins prestigieux que prévu. En effet, quelques minutes après son baptême et sa sortie du port, un mille marin après son départ (soit moins de deux kilomètres), le terrible Vasa sombre avec tout son équipage. Pour l’occasion des milliers de curieux se sont déplacés. A bord, l’équipage est accompagné par les ouvriers et de leurs familles gracieusement invités pour cette cérémonie. Rares sont ceux qui savent nager à cette époque et presque tous périssent dans la tragédie. Malgré les canaux de sauvetage mis à l’eau pour leur venir en aide, une cinquantaine de personnes ne purent y réchapper.

 

L’histoire tragique est vite effacée des mémoires à telle point que l'existence du Vasa fut oubliée, ou du moins enfouie dans les annales pendant plus de trois siècles.

C’est en 1956 que l’archéologue amateur Anders Franzén, découvre, un peu par hasard, les restes parfaitement conservés du mythique Vasa. Un chantier gigantesque est alors mis en place pour renflouer l’épave.

 

Quasiment intacte grâce aux sédiments et aux conditions de conservation idéales qu’offre la Baltique, les scientifiques ont retrouvé des objets de la vie courante des habitants de cette ville : jeux, tissus, monnaies, tonneaux, coffres, outils, chapeaux mais aussi squelettes. Toutes ces trouvailles sont autant de précieux témoins et d’objets d’étude servant à raconter, décrire et analyser les moeurs et coutumes de cette période.
Mais les plus belles découvertes faites lors de ce renflouement restent très certainement les nombreuses décorations au niveau du château arrière. De magnifiques et très fines sculptures sont mises à jour.

Les figures à la gloire du roi et son armée se mêlent aux sirènes, tritons et autres monstres marins dans un tableau polychrome. La mise en couleur de ce navire devait le rendre d’autant plus imposant, d’autant plus menaçant et devait servir de propagande pour démontrer la puissance de cette armée.

 

Mais alors comment une simple brise a-t-elle réussi à terrasser ce monstre fait de bois, de métal et de cordage, minutieusement construit et pensé par les meilleurs ouvriers et ingénieurs de la région.

 

La raison est simple et est due en partie aux constructeurs et de l’autre à la folie du roi. D’un côté, la stabilité du bateau était bancale. Trop lourd dans ses hauteurs, le bâtiment n’était pas assez lesté. Jeux de poids et contre-poids, il faut assurer la flottabilité d’un navire en augmentant la densité de ses cales avec des rochers. Ceci ne fut pas fait, ou alors mal fait. De plus, le roi, dans sa poursuite de conquête et de suprématie, demanda à ajouter une ranger de canons. Ce dernier petit détail n'arrangera rien à l'équilibre du Vasa.

 

Après trois ans d’efforts monumentaux et de dépenses astronomiques jetés bêtement à l’eau, une enquête fut ouverte pour trouver les responsables de cette catastrophe mais au final, aucune sanction ne fut prise et l’histoire fut rapidement mise de côté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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