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Longyearbyen, Svalbard - Le Spitzberg en 100 photos 1/2

17 Oct 2018

 

 

 

 

Le 31 juillet, nous entrâmes dans une petite baie profonde, désignée sur les cartes anglaises sous le nom de Magdalena-Bay. Nous étions donc au but de notre long et aventureux voyage : au Spitzberg ! ”Le Spitzberg est une île plus au Nord que le pays des Samoyèdes, que la Sibérie et que la Nouvelle-Zemble ; c’est une île bien véritablement placé aux confins du monde ; c’est un lieu étrange et peu connu en vérité : car, lorsque j’étais en Danemark et en Suède, plusieurs personne, ayant déjà entendu dire que j’allais au Spitzberg, me demandèrent si je comptais réellement monter jusqu’au sommet du Spitzberg. Le mot Spitzberg, qui signifie montagne pointue, les avait induites en erreur, et elles imitaient en cette circonstance le singe de La Fontaine, prenant le nom d’un port pour un nom d’homme.

L’île du Spitzberg est située entre le 77 et le 81° de latitude Nord. Elle a soixante lieues de long sur environ trente-cinq de large. L’île a à peu près la forme d’une grande N dont le second jambage serait fort déchiqueté. Elle est ainsi entaillée par deux golfes très longs, l’un au Sud, l’autre au Nord, qui n’ont jamais été assez profondément explorés pour qu’on sache s’il n’y a pas de solution de continuité entre les terres. Quelques marins sont portés à croire que le Spitzberg forme deux îles toujours soudées entre elles par un large banc de glace ; mais qui ira voir ?

Des expéditions hollandaises et anglaises, qui ont hiverné dans ces parages, ont tenté de s’assurer du fait et n’ont pu réussir.

La côte que nous avons longée, celle où est située la baie de la Madeleine, est la côte Ouest ; elle fait face aux terre encore inexplorées du Nord du Groënland.

La baie de la Madeleine est à l’extrémité de l’île ; c’est le dernier mouillage pour un gros navire ; sa latitude est 80° Nord, c’est à dire une distance de deux cent cinquante lieues du pôle, un peu plus loin que de Paris à Marseilles.

 

[ ... ]

 

Le jour de notre arrivée [ … ] je m’empressais d’aller à terre. Je dis à terre, par habitude de narrateur ; je devrais dire à neige, car nulle part je ne vis la moindre parcelle de terre. 

 

Léonie d'Aunet, Voyage d'une femme au Spitzberg, Hachette, 1854, p.170-172

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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