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Guide de survie en voyage - Cas pratique à Kathmandu

25 Feb 2018

 

 

 

Un séjour dans la capitale népalaise peut être vécu de différentes façons. Tout dépend de son état d'esprit mais également de sa capacité à prendre sur soi et à passer outre certaines situations.

 

Kathmandu est un nom qui fait rêver plus d'un voyageur. La réalité une fois sur place peut s'avérer diamétralement opposée à nos attentes. Pour cela, il faut donc se préparer psychologiquement.

 

Les deux ou trois premiers jours sont les plus importants. Ils servent à prendre la température des rues, des gens, des quartiers, du pays. Dès la sortie de l'avion, le séjour démarre. Il faut être patient pour arriver aux bornes de délivrance des visas. Il faut aller payer le visa. Il faut passer le contrôle de douane pour valider le visa. Il faut récupérer ses bagages dans un hall plus que bondé. Il faut pousser les gens. Il faut comprendre comment fonctionne la monnaie. Il faut se faire sauter de toute part par les taxis … Voila un avant goût de ce qui attend les voyageurs en dehors du terminal. Tout ce que je décris la et que je m'apprête à décrire peut sembler effrayant voir insurmontable pour certains mais il ne faut pas penser comme ça. Les différences de mentalités, de cultures et de modes de vie entre nos pays sont énormes. Ces quelques deux ou trois premiers jours dont je parle sont donc important d'une part pour se remettre du décalage horaire, mais également pour s'adapter à la vie des népalais.

 

Il faut donc apprendre à ignorer les taxis, ignorer ceux qui vous interpellent pour vous vendre du hachich, remercier gentiment les vendeurs qui vous poussent à rentrer dans leurs boutiques, trouver certaines excuses passes-partout pour les guides qui vous arrêtent. Il faut également apprendre le taux de change de la monnaie (qui au final n'est pas compliqué : 100Nr = 1$ = 0,80€ ), apprendre à se déplacer dans les rues en évitant les voitures et les deux roues, apprendre à négocier tous les prix … apprendre beaucoup de choses du quotidien qui deviennent au final très vite naturelles. Rien d'effrayant dans tout ça ni d'insurmontable ! 

 

( Je me rends compte que le mot apprendre revient plus que souvent. J'évite d'habitude un maximum de faire des répétitions mais il faut avouer que ce verbe est l'un des plus important de mon vocabulaire. Il nous permet de nous ouvrir aux autres, à l'inconnu et au monde qui nous entoure - Apprendre c'est la vie - et le gras aussi ! )

 

Acheter un Guide du Routard, Lonely Planet ou autre est très utile pour connaitre les lieux à ne pas manquer et pour avoir les bases historiques et politiques de nos destinations. Il ne faut pas oublier que les voyageurs restent des touristes. Pour découvrir un pays il faut commencer par apprendre ses coutumes et ses règles. Les musées, les sites religieux, les marchés, les parcs, sont autant de points de départ pour se familiariser avec notre nouvel environnement. Ces livres sont donc utiles mais il faut très vite s'en détacher. Les plans, même punition ! 

 

Le meilleur moyen de découvrir une ville et ici de découvrir Kathmandu est de s'y perdre. Prenez les petites ruelles au hasard. Qu'elles vous intriguent ou qu'elles vous effraient, rien ne vous arrivera à part découvrir la vraie vie des locaux. Certains vous regarderons de travers, d'autres vous ignoreront …. allez la ou les autres touristes ne vont pas et vous rapportez des souvenirs uniques et réels.

Avec nos smartphones, il est maintenant possible d'avoir permanence un GPS avec nous. Des applications comme maps.me permettent de télécharger les cartes au préalable et évitent ainsi d'avoir à utiliser le wifi ou la 4G. Retrouver sa route ou son point d'encrage est alors très facile. Il faut donc se perdre sans jamais l'être réellement.

 

Une autre chose, il faut marcher, marcher, marcher ! Se déplacer à pied.

 

Il faut éviter de prendre les taxis surtout pour les courtes distances. Déjà parce qu'ils vous arnaquent sur les prix mais également car ce sont des découvertes en moins. Pour les longues distances, prendre les petites routes est le meilleur des itinéraires. Les grands axes sont très fréquentés et sont donc dangereux. De plus, les odeurs d'échappements et la poussière constamment remuée rendent parfois l'air irrespirable. Le mieux est de partir à pied pour une ou deux heures de marche, visiter ce que l'on voulait faire et de repartir en taxi si la fatigue est trop forte. Sinon, repartir à pied par un autre chemin et pour une nouvelle aventure de quelques heures reste la meilleur des options. Une bonne séance de massage en fin de séjour vous permettra de vous remettre de tous ces kilomètres parcourus.

 

Pour finir, toujours dans le cas de Kathmandu, je ne conseillerai pas à un voyageur débutant, encore moins solitaire d'y aller sans avoir eut de solides expériences ailleurs. Cette destination peut être très mal vécue ! Seul, l'isolement peut se faire sentir les premiers jours. Les femmes elles pourront ressentir une certaine pression dans les regards et les remarques des hommes. Il faut donc être un minimum initié pour arpenter ces routes. Contrairement à l'Inde, la pauvreté est beaucoup moins visible. Les seuls à mendier sont les lépreux. Ce que l'on ressent surtout, c'est une pression financière. Partir avec de l'expérience et partir à deux peut alors permettre d'avoir du soutient et de ne pas se sentir attaqué de toutes parts.

 

 

 

 

 

  

 

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