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Road Trip en Jordanie - La Route du Roi 30 ans après

24 Mar 2019

 

 

 

La Jordanie ...

 

Ammonites, Édomites, Moabites, Akkadiens, Assyriens, Babyloniens, Perses, Maccabées, Nabatéens, Macédoniens, Romains, Byzantins et Ottomans ... Tous ces peuples et toutes ces civilisations se sont succédées pour façonner ce pays perdu entre le croissant fertile et le désert d'Arabie. Cette terre est l'un des nombreux joyaux caché de l'Asie de l'Ouest et pourtant ... Les conflits qui sévissent au Moyen-Orient continuent d'effrayer les voyageurs peu téméraires. Entouré par Israël, la Palestine, la Syrie, l'Arabie Saoudite et l'Irak, la Jordanie reste néanmoins le pays le plus sur de toute cette zone sensible. Malgré les aprioris, il n'y a aucun problème de sécurité ... Bien au contraire ... L'accueil et l'hospitalité des jordaniens nous permettent de passer d'agréables moments tout en découvrant des paysages à couper le souffle et des ressources infinies.

 

Il y a plus de trente ans, mon père y est resté 6 semaines pour son travail. Les week-ends, il partait avec ses amis à la découverte du pays. Des ruines de Jérash au Nord jusqu'à Aqaba et la Mer Rouge au Sud, en passant par les châteaux du désert et par la Mer Morte, ils ont sillonné les routes désertiques d'une Jordanie encore peu ouverte au tourisme. Sur une période plus courte, j'ai moi même voulu découvrir les merveilles qu'il me décrivait et que j'apercevais dans les livres. Sans lui demander de conseil, sans regarder ses photos et sans même le prévenir, je suis parti à mon tour, à la découverte de ce pays magique. 

 

Pour ceux qui souhaiteraient y passer quelques jours, vous pouvez télécharger ma fiche voyage en cliquant ici. Vous y trouverez des astuces, conseils et idées d'itinéraires afin de découvrir quelques unes des nombreuses richesses qu'offre la Jordanie. De plus, dans cet article, je n'ai pas mis toutes les photos de mon voyage. Vous pourrez en découvrir d'avantage en cliquant ici.

 

A mon retour en France, j'ai demandé à mon père de me montrer les photos qu'il avait prises en 83. La comparaison était extraordinaire. J'avais l'impression qu'elles avaient été prises en même temps que les miennes. Rien à bougé ... Ou presque. Les touristes ont quelque peu modifié certains sites comme Pétra, mais du reste, tout est resté figé comme sur ses tirages.

 

Cette série de photographies illustre nos deux voyages et montre les différences et similitudes entre deux Jordanie presque identiques. Sans le savoir, et sans le vouloir, nos prises de vues se ressemblent étrangement. Je suis allé sur les mêmes chemins que mon père, j'ai vu les mêmes choses et me suis émerveillé aux mêmes endroits ... Sans en avoir conscience ...

 

A gauche, les photos de mon père datant de l'été 1983 et à droite, les miennes prisent à la fin de l'hiver 2019. Trente six ans séparent ces différents clichés et pourtant, le temps semble s'être arrêté. Les paysages désertiques et les roches sont bien la, à leur place, comme des ergs que le vent ne pourrait altérer.

 

 

Amman et ses sept collines n’a presque pas changé en un peu plus de 30 ans. La ville s’est étendue, mais nous reconnaissons très bien ses rues et ses maisons si particulières. Nous pourrions même nous croire dans un désert urbain tant la couleur des habitations fait penser à celle des dunes de sable.

 

 

 

L'ancien théâtre antique romain d'Amman a été construit entre 138 et 161 ap. J.C. par l'empereur Antonin le Pieux. Adossé au flanc d'une des colline de la ville, il semble ne pas avoir prit une ride et ce malgré le temps qui passe.

 

 

 

A Madaba, une ancienne carte se dessine sur le sol de l'église Saint-Georges. Datée de la fin du VIe siècle, cette mosaïque est connue pour être la plus ancienne représentation cartographique qui soit de la Terre sainte. Jérusalem y est entourée de ses remparts comme nous pouvons le voir sur ces deux photos et la Mer Morte, en haut, s'étend au milieu de centaines de légendes écrites en grec.

 

 

 

La Mer Morte est un passage obligatoire à tout ceux qui voyagent en Israël ou en Jordanie. Point le plus bas de la surface du globe avec une altitude de 429 mètres sous le niveau de la mer, sa salinité est si haute (27,5% - alors que celle de l'eau de mer est normalement de 2 à 4%), que tout le monde s'amuse à y flotter sans faire le moindre effort. C'est une expérience amusante qui vaut la peine d'être vécu et qui est - soit-disant - bonne pour la peau !

 

 

 

En voiture, les paysages s'étendent à perte de vue et les routes serpentent entre les montagnes et les dunes. La vue du Mont Nébo (à droite) offre un panorama magnifique sur ces vastes étendues avec en fond, Israël et la Mer Morte. La légende voudrait que c'est à cet endroit précis que Moïse aurait aperçu la Terre Promise et aurait guidé le peuple juif en Terre Sainte.

 

 

  

Entre la ville de moderne de Pétra et la mythique cité nabatéenne, la marche est longue. Mais cette balade pédestre nous offre un avant gout de ce qui nous attend au bout du chemin comme avec par exemple ce tombeau aux Obélisques datant du Ier siècle av. J.C.. 

 

 

 

La route pour accéder à Pétra continue dans les gorges étroites du Sîq. Depuis quelques années, le nombre de visiteurs ne cesse d'augmenter et pour le confort des marcheurs, le sol a été refait. Sur un peu plus d'un kilomètre de long, nous nous attendons à chaque instant à voir apparaitre ce pour quoi nous sommes venus. Mais il faut être patient et sinuer lentement dans le lit de cet impressionnant canyon.

 

 

 

Au bout de 40 minutes de marche depuis l'entrée du parc,  le majestueux Al-Khazneh également appelé Le Trésor, se dresse enfin devant nos yeux ébahis. Cette sépulture taillée à même la roche nous laisse sans voix tant ses proportions sont énormes et tant sa beauté nous subjugue. Très vite cette place devient une vraie fourmilière. Touristes, dromadaires, bédouins et enfants se mélangent dans un tumulte fatiguant. 

En 83, peu de monde s'aventurait ici et son accès était gratuit. Le site était alors tranquille et seuls quelques descendant de nabatéens y vivaient encore. De nos jours, la cité entière a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO ce qui ramène chaque année un nombre colossale de curieux et de visiteurs.

Pour palier à ça, la seule solution est d'y aller dès l'ouverture, au levé de soleil. Le Trésor sera à vous seul le temps d'un instant, le temps que les premiers marcheurs que vous avez doublés ne vous rattrapent et que le soleil se lève réveillant avec lui les voyageurs encore endormis.

 

 

 

Si vous êtes fatigués ou si vous en avez assez de marcher pendant six-sept heures sous un soleil de plomb, les ânes - ou les dromadaires - seront vos meilleurs amis afin de vous transporter pour quelques dinars. Malheureusement aux vues de comment ces animaux sont traités, laissez les tranquille et puisez dans vos dernières forces pour rentrer et vous détendre dans la piscine de votre hôtel - si il en possède une et si l'eau n'est pas trop froide.

 

 

 

La encore rien n'a bougé ! Le théâtre nabatéen agrandi par les romains semble figé dans la roche et les générations de touristes ne peuvent altérer cet édifice taillé à même le roc. Ce genre de structure impressionne lorsque l'on s'imagine l'ampleur du travail entreprit. Une énorme partie de montagne a du être enlevé puis taillé, afin de sculpter ces gradins pouvant accueillir près de 3 000 personnes.

 

 

 

Dans tout le site, la roche est creusée tel un gruyère plein de trous, pour y accueillir des centaines de tombeaux qui se transformeront par la suite en habitations troglodytes. En plein coeur de Pétra, il est presque impossible de poser son regard sur une partie de montagne non sculptée et travaillée par l'homme.

 

 

 

Plus nous nous aventurons dans Pétra, et plus les édifices sont impressionnants. Le Tombeau à l'Urne en est un parfait exemple. Après avoir monté quelques dizaines de marches, l'esplanade sculptée dans la roche nous offre une vue magnifique sur le théâtre et les tombes troglodytes. Cette vue nous montre également la suite du chemin qu'il nous reste à parcourir ... Et nous sommes loin d'avoir fini notre marche ... 

 

 

 

Sur le chemin, les Tombes Royales surplombent le chemin. Orientées Ouest-Est, ces demeures de pierres brillent au soleil à n'importe quelle heure de la journée. Cela semble être la dernière couche idéale pour qui aime la chaleur du désert. 

 

 

 

Pétra semble tout droit sorti des studios Hoolywoodiens. A certains endroits, tout semble être fait en carton-pâte comme dans un décor de cinéma. A tout moment, nous nous attendons à voir courir le professeur Henry Walton Jones Junior alias Indiana Jones cherchant le Graal comme dans le film La Dernière Croisade en partie tourné dans ces lieux.

 

 

 

Après une longue marche d'environ une heure et après avoir monté quelques 800 marches, le Haut Lieux des Sacrifices s'offre à nous. Sur le toit de la montagne, les nabatéens on tout aplatît. Les reliefs naturels ont été effacés, des obélisques de 6 mètres de haut on été taillés (et non érigés !) et des hôtels de sacrifices on été sculptés. Cette balade est fatigante mais offre aux courageux, l'une des plus belle vue sur le site entier de Pétra (voir photo de droite).

 

 

 

En voiture, le désert se profile à perte de vue. Malgré les heures de route, les montagnes semblent ne jamais se rapprocher et les kilomètres de sable défilent devant nos yeux émerveillés par ce spectacle.

 

 

 

Les routes et autoroutes du désert sont des lignes tracées au milieu de nul part. Il n'est pas rare de croiser des dromadaire ainsi que des panneaux nous indiquant de faire attention à eux. Ils peuvent traverser la route sans prévenir, mais le plus souvent, nous les apercevons au loin, avec en fond des dunes de sable et un désert sans fin.

 

 

 

A Pétra et dans les canyons, lorsque la roche est mise à nue, des formes et des couleurs incroyables se dessinent sur les parois. Les tombes et troglodytes sont recouverts de peintures naturelles aux motifs parfois étonnants.

 

 

 

 

 

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