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Himalaya, Népal - Voler tout près du toit du monde

11 Feb 2018

 

 

 

L'Himalaya ...

 

Qui n'a jamais rêvé de voir de ses propres yeux et d'approcher au moins une fois dans sa vie le K2, l'Annapurna, le Lhotse, le Nanga Parbat ou encore, le plus célèbre de tous, le Mont Everest ?! A la vue de ces noms, d'autres font écho : Herzog, Hillary, Norgay, Messner et bien d'autres. Autant de pionniers qui ont gravé leurs réputations sur les flancs mortels de l'Histoire.

 

Très vite, les souvenirs de mon enfance reviennent : les premières lectures des romans fantastiques de Jules Vernes, la frustration inachevée du Mont Analogue de René Daumal, l'émerveillement face aux couvertures de National Geographic, la découverte de mes premières montagnes aux Orres ... Ces colosses topographiques m'attirent et me fascinent autant qu'ils m'effraient. 

 

C'est un rêve de gosse que je viens de réaliser à savoir approcher les plus hautes et les plus dangereuses montagnes de notre Terre. A travers les hublots de l'avion, je me sens tout petit face à cette immensité. Dès l'arrivée à Kathmandu, lors de la phase d'atterrissage, la chaîne de l'Himalaya se dessine au loin dans la brume du petit matin. L'excitation de voir ces sommets enneigés se mêle à l'envie de les approcher ... toujours plus près.

 

Les compagnies aériennes népalaises font parties des quelque 178 compagnies sur liste noire car jugées comme étant les plus dangereuses en 2017. Mais ce sont également les seules à offrir des vols Kathmandu-Kathmandu dans le but de longer et d'observer ces sommets. 

 

Après avoir fait l'ascension du mont Kilimanjaro il y a quelques mois, j'ai donc eu la chance d'approcher ces 8 000. Cette fois-ci, je n'ai pas foulé les chemins pour me diriger vers un sommet. J’étais confortablement installé sur mon siège. Je n’ai jamais été très montagne mais ces deux expériences ont fait naître en moi, non pas une vocation car le terme serait trop fort, mais un amour et une attirance pour le dépassement de soi et pour les étendues verticales.

 

Au bout de notre route aérienne, le Lhotse et l’Everest se dressent à quelques centimètres l’un de l’autre. Ils semblent si proches, si calmes et si accessibles ... J’imagine alors - au même instant - des alpinistes en train de souffrir à plus de 7 500 mètres, à plus de 8 000 mètres, à presque 8 848 mètres d'altitude pour atteindre le point culminant de notre Terre. Cette idée et la sensation qu’elle procure sont vertigineuses. Il faut également avoir une pensée pour les centaines de corps qui gisent congelées, sous mes pieds, dans cette zone de mort.

 

Je ne suis qu’à quelques centaines de mètres du toit du monde et je ne réalise pas vraiment ce que je suis en train de vivre …

 

 

 

 

   

Ici l'Everest à gauche et le Lhotse à sa droite

 

 

 

 

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