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Hauterives - L'histoire du Palais Idéal de Ferdinand Cheval

6 Mar 2018

 

 

 

" Les minutes de loisir que mon service m'a permis, j'ai bâti ce palais de mille et une nuits, où j'ai gravé mon souvenir "

 

Cela faisait des années que j'avais pour projet de visiter le fameux palais du facteur Cheval, site dont j'avais entendu parlé durant mes cours d'Histoire de l'Art.

 

La légende veut que Ferdinand Cheval (1836-1824), facteur dans la région de la Drôme, aurait buté dans une pierre aux formes étranges à l'âge de quarante trois ans. Cette roche lui aurait alors rappelé un de ses rêves, celui d'un palais féérique. Tout commence alors par un croquis ou le facteur dessine minutieusement les éléments fondamentaux de sa création. Il se met alors en tête de réaliser de ses propres mains un ouvrage unique au monde. Il lui faudra près de trente trois années - soit dix mille jours / quatre-vingt treize mille heures - pour accomplir son oeuvre.

 

 

Ses inspirations sont nombreuses mais seul son imaginaire lui a permis de créer toutes ces formes. Oiseau mythologique, château du Moyen-Âge, temple Hindou, temple égyptien, colonnes barbaresques, mosquée, chalet suisse … Tous les noms qu’il donne à ses scènes sont emprunts de réalisme et de vérité. Ici, nous pensons reconnaître Petra, et là Abou Simbel … Et pourtant, Ferdinand n’a jamais quitté sa Drôme natale. Son voyage à lui est spirituel et il explore le monde au grès des cartes postales qu’il distribue lors de ses longues tournées quotidiennes.

 

Dès notre arrivée sur le parking tout proche du site, la magie s'opère déjà. Entre les branches des arbres, les premières tours biscornues font leur apparition. J'imagine alors la sensation qu'ont eu les premiers explorateurs découvrant Angkor Baht. Il est impossible d'en détacher notre regard tant il y a de détails à regarder.

 

" Un génie capricieux a voulu que je repose en ces lieux. Admirateur de merveilles, je me suis bâti moi-même un repos éternel "

 

Digne d'un Taj Mahal naïf et à l'échelle humaine, Ferdinand Cheval avait prévu un tombeau pour lui et sa femme dans la base de sa construction. Malheureusement, il n'obtiendra pas le droit d'y être inhumé. Malgré tout, ce palais reste depuis sa construction, un haut lieu de rassemblement pour les amoureux d'art naïf et d'art brut ou sont passés tous les plus grands artistes de cette époque et de la notre. Source d'inspiration ou de flânerie, l'âme de son créateur - ainsi que sa moustache - continuent de vivre et de planer dans ce lieu enchanteresque resté hors du temps et hors de notre cosmogonie.

 

Avant de quitter cette magie, je reste quelques minutes à observer deux jeunes filles d'une vingtaine d'années en train de faire un cache-cache. Les cachettes sont rares malgré ce petit dédale mais pour celui qui a su garder son âme d'enfant, les possibilités fantasmagoriques sont infinies. 

 

 

" Les nombreux visiteurs qui viennent chaque année admirer mon chef-d'oeuvre, s'en vont tous ravis et enthousiastes, cela me remercie grandement de toute la peine et de tout le travail que j'ai fourni pour élever cette huitième merveille du Dauphiné, de la France et même du monde, dit-on. Ils s'en vont tous émerveillés en disant ; c'est incroyable, c'est impossible "

 

 

 

 

 

 

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