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Abécédaire 2018 - Inventons notre vie

24 Jun 2018

 

 

 

Voilà un exercice difficile que de faire un abécédaire avec les mots qui nous correspondent le mieux. Certaines lettres viennent toutes seules, d'autres nécessitent plusieurs jours, voir plusieurs mois de réflexion. 

 

 

APPRENDRE

Ce verbe est probablement celui que j'utilise le plus lorsque j'écris. La première chose que l'on fait en venant au monde, c’est apprendre : apprendre à respirer, apprendre à parler, apprendre à marcher, apprendre à tomber, ... En grandissant, certaines personnes mettent un terme à cette phase d'apprentissage et se contentent alors de ce qu'elles savent déjà - ou de ce qu'elles pensent savoir. C'est une bien triste continuité. Apprendre chaque jour, c'est - comme dirait l'expression populaire - se coucher un peu moins bête chaque soir. C’est également une façon de s’ouvrir au reste, à l’inconnu et à l’autre.

 

 

BIARD

Voilà maintenant plus de deux ans que ce peintre insatiable est entré dans ma vie. Né d'une idée folle, l'écriture d'un catalogue sur cet explorateur amoureux du Grand Nord et des grands espaces, m'a plongé dans sa vie sentimentale et familiale. Comme Obélix, je suis tombé dedans et je n'arrive plus à me défaire de cette idée fixe (vous noterez le jeu de mot subtil !). Ses histoires d'amour, sa généalogie, son oeuvre, n'ont - presque - plus de secrets pour moi. Je commence à mieux le connaître que je ne me connais moi même …

 

 

CÉTACÉS

Je n’ai jamais été un militant, un manifestant, un révolutionnaire, ni même un grand un politisé. Pour beaucoup de chose, je reste observateur ou médiateur du monde et de la société dans laquelle je vis. Si il y a une chose que je devais défendre - et je le fais - ce sont les cétacés et les océans en général. Ces espaces appartiennent à tout le monde et tout le monde s’évertue à les détruire, à les polluer. Les gestes de premiers secours sont pourtant simples et malgré ma peur des profondeurs, ces dernières m'attirent et me fascinent au plus haut point. Voilà probablement une explication au fait que, depuis tout petit, je ne mange pas de poisson ni de fruits de mer - du moins c’est l’excuse que je donne.

 

 

DOMICILE

Comme le dit le titre d’un chapitre de Bruce Chatwin, l'Horreur du domicile me fait plus souvent prendre l’avion que le métro … Et pourtant, mon chez moi m’est cher et c’est en grande partie la raison pour laquelle je rentre toujours. Mon confort, mes meubles, mes livres, mes peintures, mon lit … Tous ces biens matériels auxquels je me suis attaché et que j'ai glanés aux quatre coins de monde font en sorte que le retour se passe bien. Mais quitter ce domicile et partir loin de lui ne pose jamais aucun souci, bien au contraire. Je sais que j’y reviendrai. Ce dernier m’appel quand j’en suis loin, et quand j’y suis, je m’y ennui. Au final, je ne sais pas si je suis bien partout, ou si je suis bien nulle part.

 

 

EXPLORATION

Il faut prendre ce mot, non pas dans le sens d’une recherche absolue de l'exploit, mais dans le sens de mettre son nez - et en l'occurrence mon nez - un peu partout. Depuis petit, une curiosité maladive me nourrit au quotidien. M’intéressant un peu à tout, j’ai toujours voulu tout savoir, tout comprendre et tout voir. Aujourd’hui, le diagnostic ne va qu’en s'aggravant et le seul remède que j’ai trouvé pour calmer mes crises se trouve dans le voyage. L’itinérance, le déplacement et la découverte nourrissent ce besoin d’exploration. La liste des différentes prescriptions pourrait être longue. Peu importe du moment qu’il s’agisse de nouveauté et encore une fois, de découverte.

 

 

FEUILLE 

" Une feuille A4 pour un écrivain, c’est fantastique, c’est un horizon, c’est un pays, c’est une patrie … " Je le cite beaucoup mais Sylvain Tesson est un maître à penser et également un maître de la belle phrase ! 

Le syndrome de la feuille blanche ! Qui ne l’a pas connu pour ses dissertations à l’école, pour ses dessins, pour ses lettres … Ce rectangle peut-être terrifiant comme il peut être l’oeuvre des plus belles compositions. De nos jours, cette feuille devient pixels ou la rature n’existe plus et ou l’encre est remplacée par des cliquetis de touches. Cette feuille virtuelle ou papier sert à raconter, à transmettre et à garder en mémoire. Il m’est impossible de lire des livres sur des liseuses ou autres supports numériques. J’ai besoin de les toucher, de les sentir, de les tordre et de les regarder. Ls livre - et la feuille par extension - sont des objets précieux sources de savoir et de transmission. Il faut donc en prendre soin. 

 

 

 

GÉOGRAPHIE 

" L'Histoire est gravée dans la Géographie "

Voilà une très belle citation sortie de la bouche de Gérard Depardieu. Ce qui est beau sur notre planète, c'est que chaque mètre carré de terre a une histoire différente à raconter que le mètre carré d'à côté. Tout est unique. Chaque vie est unique. Chaque lieu est unique ! Notre histoire ainsi que l’Histoire de l’Humanité s’écrit en fonction d’un lieu, en fonction d’un climat, en fonction d’un hasard … La simple création de la vie sur Terre n’est que le résultat d’une combinaison de facteurs favorables. Depuis lors, le fil de la vie se déroule. Notre géographie renferme donc la trace de ces souvenirs passés, mais également la solution à leurs mystères. 

 

 

HISTOIRE

Si il est vrai que j’adore l'Histoire avec un grand H, il est d’autant plus vrai que j'aime raconter des histoires. Ou du moins mon histoire. Je n’ai jamais été un grand bavard, ni même très à l’aise dans l’écriture. Ma famille dira même que j’ai dû faire voeu de silence étant petit.  Mais lorsqu’il s’agit de partager mon vécu et mes découvertes, les mots se placent très naturellement les uns à la suite des autres pour former un récit plus ou moins cohérent mais rempli de passion. Adepte de la digression, je me perd parfois moi même dans ma narration mais revivre ces histoires me donne toujours l’envie d’en dire plus. Je pourrais passer des heures à raconter de que j’ai vu, des heures à refaire le monde et des heures à écouter l’expérience de quelqu’un d’autre.

 

 

IMAGINATION

Il ne faut jamais s'arrêter d'avoir des rêves ni d'imaginer sa vie sinon c’est une mort cérébrale assurée. Avoir les pieds sur Terre et la tête dans les nuages est une alternative idéale entre réalité ambiante et folie passagère. Les projets, les idées et les imaginations - même les plus folles - nous sortent de notre quotidien et nous permettent de nous évader mentalement ou même physiquement.

 

 

JEAN-LOUIS ÉTIENNE 

L’idée d’écrire mon abécédaire me vient d’un livre de Jean-Louis Étienne intitulé Inventer sa vie. Ce titre est probablement l’une des plus belles phrase que j’ai lu … Inventer sa vie … Inventer inventer son métier, inventer son présent et inventer sa vie … La personne qui arrive à faire de cette formule son quotidien, ne pourra jamais être malheureuse. C’est un risque à prendre ...

 

 

KILIMANJARO

La montée du Kilimanjaro - car il ne s'agit pas à proprement parler d'une ascension - restera pour 2017 ma plus grande aventure. Parti quasiment du jour au lendemain sans réel entraînement, fut une expérience incroyable. Comme dirait un ami, le Kili est une “ montagne à vache ” car sans grande difficulté. Il en est quand même ressorti des joies, des souffrances, des souvenirs, des images mémorables et des rencontres. Prochaine étape : l’Elbrouz ? le Mont-Blanc ? le Kala Pathar ?

 

 

LISTES

J’aime faire des listes ! Pour tout ! Cela me permet de ne rien oublier car la dessus, ma mémoire me joue parfois des tours. Tout est bon pour faire une liste : avant de partir quelques jours à l’étranger, pour faire mes courses, ou tout simplement pour parler à quelqu’un de sujets précis. C’est probablement une résultante d’une maniaquerie chez moi mais je l’assume. L’organisation efface une certaine spontanéité, mais permet au final, de gagner du temps et d’être plus productif.

 

 

MER

Il y a bien des endroits sur Terre qui m'attirent, mais il y en a un en particulier qui me fascine et qui m’effraie en même temps. La mer, je ne la connais pas, ou alors très mal. Enfant, j’allais pêcher sur le petit bateau de mon père et je prenais des cours de catamaran dont il ne me reste plus rien aujourd’hui - sauf savoir faire un nœud de voleur qui ne sert à pas grand chose. Les profondeurs me font peur mais cela ne m'empêche pas d'aimer la plongée. Ne pas savoir ce qu’il se trouve sous mes pieds me terrifie … et pourtant, lorsque j’entend les noms du commandant Jean-Baptiste Charcot, du navigateur Yvan Griboval, ou du bateau le Marion Dufresne, je n’hésiterai pas une seule seconde à m’engager dans une aventure comme la leur. Le point commun qu’ils ont est d’avoir navigué entre les quarantièmes rugissants et les cinquantièmes hurlants. Voguer sur cette mer dangereuse est un rêve que j’atteindrai un jour, même si je ne sais pas encore comment.

 

 

NEIGE

" Je ne m’ennuie pas lorsque je regarde la neige tomber sur les arbres. "

Sylvain Tesson m'enlève les mots de la bouche. Pour moi la neige est l'une des plus belles choses que la nature nous offre. Dur de rajouter quelque chose après cette aphorisme. 

 

 

OSER

Il est parfois dur d’oser parler à quelqu’un, de partir seul quelque part, ou de se jeter dans l’inconnu. Comme le dit J.L. Étienne dans son ouvrage cité plus haut, “ Oser, c’est engager son imagination au-delà des certitudes ”. Cet inconnu ne doit pas terrifier. Il doit attirer et être dompté pour pouvoir se surpasser. Peu importe ce que les autres pensent de nos choix, oser est le meilleur moyen de vivre ses rêves et d’arriver à ses fins.

 

 

PHOTOGRAPHIE

J'ai longtemps hésité sur cette lettre. P comme partage ou comme photographie ? Dur de faire un choix ... J'ai donc choisi photographie car il s’agit - pour moi - d’un moyen de communiquer et de partager. Quel subterfuge ! Il est de plus est plus difficile d’associer la photo à un art à part entière car aujourd’hui, les appareils de bonnes qualités sont accessibles à tous. Il est donc assez simple de s’en servir et de faire de “ belles ” photos. Mais cela ne fait pas tout ! Les photographes professionnels, qu’ils soient artistes, reporters ou autres, se doivent d’avoir des oeils aiguisés pour trouver le moment, le cadrage, le détail à capturer. C’est ce que je me force à développer. Sortir de la photo de Monsieur Toulemonde pour partager son émotion tout en en créant de nouvelles. Le cliché doit parler de lui même sans avoir besoin de sous-titre.

 

 

QUÉBÉCISME 

Même si je ne suis jamais allé au Québec, l’accent québéquoi ainsi que leurs tournures de phrases sont quelque chose que j’adore. Les imiter est très difficile pour un français mais je m’y entraîne pour un jour passer inaperçu chez eux. Certaines expressions rentrent assez facilement comme le doublement du tutoiement ainsi … que les gros mots.

 

 

ROUTE

" Lorsqu’elle s’enfuit, la route est la seule amante qui vaille la peine d’être suivie. "

Citation de Sylvain Tesson encore une fois ... Il est impossible de rajouter quelque chose après ça ... 

 

 

SPITZBERG

Probablement l'un des lieu que je rêve le plus de découvrir afin de fouler cette terre peuplée d'ours blancs et d'irréductibles pionniers ; mais également pour mettre pied à terre sur le sol de la baie de la Madeleine, la ou Biard, Léonie et l'équipage de la corvette La Recherche accostèrent en 1839. Mon but serrait de retrouver une pierre perdue ou les membres de cette expédition ont gravés leurs noms un à un. Prochainement, j'aurai l'occasion de passer quelques jours à Longyearbyen, la capitale, afin de réaliser un mini documentaire.

 

 

TATOUAGE 

" Tout est gravé quelque part sur ma peau, tellement qu'j'en ai les bras, comme des romans-photos. "

Cette chanson de Soldat Louis, je l'écoutais et la chantais déjà tout petit mais ce n'est que bien plus tard que j'en ai compris les paroles ! Aujourd’hui, j’ai fais de cette citation mon adage. Voilà maintenant plus de dix ans que je me suis fais tatoué pour la première fois. A l'instar du voyage, une fois que l’on tombe dedans il est difficile de s’en sortir. Je ne sais plus qui disais que notre corps était la seule feuille blanche ou nous sommes entièrement libre de toute censure. Si je m’intéresse à toutes les formes de tatouages primitifs et non mécaniques, ceux qui me fascinent le plus sont ceux fait par les marins et dans les prisons. La plupart de ces dessins ne riment à rien et ne ressemblent à rien mais ils sont riches d’histoires et de sens cachés. Ils racontent le plus simplement du monde, un moment de vie de celui qui le porte. Et les initiés peuvent en déchiffrer les codes. Cette album photo qu’est ma peau raconte donc l’histoire de ma vie, de mes voyages et de mes coups de gueule.

 

 

UTOPIE 

Théodore Monod d'écrit une utopie comme étant " un projet réalisable, qui n'a pas encore été réalisé. "

Alors utopistes debout !

 

 

VOYAGE

" Je suis une mauvaise herbe. Les mauvaises herbes, ça volent partout, vers les autres, vers le partage. Le voyage ouvre des portes que nous pensions fermées et nous offre un monde différent, loin de nos pensées arrêtées. On ne peut connaître la vérité qu'en étant sur place et en rencontrant les gens. Le voyage c'est aussi ce qu'on sent, ce qu'on voit et ce qu'on goûte. Le voyage c'est le choc de la nature, c'est être abasourdi par la beauté. "

Voila encore un éclair de génie du grand Gérard national - maintenant ami de Poutine. Les pérégrinations et l'errance forment les gens et " sont nécessaires à la jeunesse pour apprendre à vivre dans le monde " - selon le Dictionnaire universel d'Antoine Furetière et Edouard Baer dira quand à lui que le voyage " forme la jeunesse et qui déforme les pantalons ". Mon bonheur et ma soif de voir sont donc proportionnels au nombre de tampons et de visas dans mon passeport.

 

 

WHERE THE HELL IS MATT ?

Depuis 2005-06, Matt Harding poste presque chaque année une vidéo de lui exécutant une danse assez ... spéciale aux quatre coins du monde. Seul ou accompagné de Papous et autres autochtones, ses images sont touchantes et ses vidéos ont été les premières à me donner l’envie de découvrir le monde et les gens qui l’habitent. Malgré la qualité d’époque, revoir ces images me redonnent une nouvelle fois l’envie d’aller toujours plus loin. A voir et revoir sur Youtube.

 

 

XOANON

Un mot commençant pas X ... je dois avouer que je n'avais aucune idée ... j'ai donc ouvert un dictionnaire et j'ai choisi un mot un peu par hasard avec une sonorité qui me plaisait ... résultat des courses, je vous laisse aller chercher la définition mais je dois avouer que c'est une belle trouvaille.

 

 

YEUX

Si il y a une chose que je n'aimerai pas perdre, ce sont mes yeux. Je pourrai vivre sans certaines parties de mon corps, ou bien sans mon ouïe. Mes parents vous diront même que je vis déjà sans la parole … Mais la vue … Ce serait une punition que de ne plus voir ce qui m’entoure. Même si tout va à vau-l’eau en ce moment dans notre propre pays, mes yeux me sont essentiels pour emmagasiner ces images.

 

 

ZONE

Il est assez simple de dire qu’il faut sortir de sa zone de confort. Le mettre en pratique est une autre affaire. Mais je m'y atèle ...

 

 

 

 

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